Kharkiv, le 6 octobre
Les victimes ne sont pas seulement humaines. Les pertes ne sont pas que matérielles. La terre, l’air, l’environnement sont aussi affectés. C’est ce que j’ai remarqué au cours de mes différents reportages en Ukraine. En juin 2023, tout le monde a pu faire le même constat en regardant les images choquantes de villages inondés, d’eau empoisonnée et de personnes fuyant leur maison. En détruisant le barrage de Kakhovka, l’armée russe venait de provoquer ce que les officiel·le·s ukrainien·ne·s ont appelé “la pire catastrophe écologique après Tchernobyl”.
Pour ereb, j’ai voyagé à Kharkiv, Zaporizhya et Kyiv, afin de documenter les destructions environnementales causées par la guerre. Là-bas, j’ai rencontré des fermier·ère·s galérant pour nourrir leurs animaux, des habitant·e·s ne pouvant plus cueillir les légumes du jardin, des sapeurs déminant le sol et des expert·e·s et politicien·ne·s se préparant pour les terribles et durables conséquences de cette invasion. Ce sont leurs voix et un aspect dramatique, mais moins visible du conflit que je vous invite à découvrir dans ce documentaire : En Ukraine, l’environnement est devenu une autre victime de la guerre.
Ce témoignage a d’abord été publié dans notre newsletter In Vivo. Pour recevoir d’autres histoires similaires assorties de recommandations culturelles toutes les deux semaines, abonnez-vous gratuitement à notre newsletter.

